N comme Nouveau-né

Les grossesse de nos jours n’ont rien à envier aux grosses qu’ont vécu nos aïeules. Les femme portant la vie poursuivaient sans se soucier de quoi que ce soit les tâches quotidiennes, ce qui pouvait bien sûr mettre à mal le bon développement de l’enfant. Bien de choses ont évolué et changé. 

Des familles nombreuses : 

Le manque de moyens contraseptifs faisait qu’une femme pouvait avoir entre 10 et 16 enfants. Beaucoup d’entre eux étaient nés sans vie ou mourraient dans les premières heures ou les premiers mois ou années de leurs vie. Plus d’une fois sur dix les femmes mouraient en couches. La mortalité infantile à été pendant très longtemps un fléau, de ce fait, nos ancêtres étaient “habitués” de voir mourir leur enfants, si bien qu’ils vivaient cet épisode dramatique avec bien moins de tristesse que nous. 

Une grossesse rythmée par les superstitions et non par la médecine:

Il y avait beaucoup de superstitions, ainsi une future Maman ne pouvait pas regarder quelqu’un atteint de handicap ou de tics sinon celà pouvait se transmettre au nourrisson, il ne fallait pas non plus qu’elles montent à cheval car celà pouvait déformer la joue du nouveau-né…Si un enfant naissait avec une tarre, c’était pour sa famille un véritable drame car celà ne faisait “qu’une bouche de plus à nourrir “ inutilement” vu que cet enfant ne pourrait par exemple pas aider aux travaux des champs ou du foyer. Peu aguerris en médecine,( pour ne pas dire pas du tout) , ils étaient persuadés que quelqu’un leur avait “ jeté le mauvais sort” . Certains laissaient Dieu décider du sort de l’enfant en le trempant dans de l’eau glacée ou en le laissant un certain temps dans le froid, ce qui ne laissait guère de chance  au petit être qui venait de venir au monde. 

La Religion: 

Le baptême lavait l’enfant des péchés charnels dont les parents s’étaient salis pour le concevoir … Il était très important voir obligatoire de baptiser son enfant. Si il naissait fragile et que l’on le savait « condamné » dans les heures ou jours qui allaient suivre il fallait absolument qu’il est reçu le sacrement du baptême. Si l’enfant décédait avant d’avoir reçu ce sacrement, il était condamné à une errance éternelle, les portes du Paradis lui étant fermées. Il ne pouvait alors ni avoir une cérémonie religieuse ni être inhumé dans le cimetière paroissial. 

Le nom était donné à l’enfant lors de la cérémonie de baptême, le donner avant attirait “le mauvais sort” à la famille.

C’est pourquoi l’on baptisait très rapidement les enfants. 

L’accouchement, une affaire de femme et en public:

A l’époque, les femmes n’accouchaient  pas à l’hôpital, mais chez elles. Cet épisode de la vie, était public, dans les campagnes, les femmes accouraient de tout le village pour assister à la venue au monde du nouveau né. L’ambiance pouvait être causante et tendue, les risques de décès autant pour la mère que l’enfant étant élevés.Les hommes eux ne s’en mêlaient pas et restaient à leurs tâches quotidiennes ou entre eux dans une autre pièce de la maison. 

La déclaration de grossesse:

De 1586 et jusqu’en 1830, un édit obligeait les filles-mères à déclarer leur grossesse. Celà a été fait pour éviter à certaines mères en détresse de faire disparaître leur enfant. Si , les mère ne le faisaient pas et que par malheur l’enfant mourraient à la naissance , l’infanticide était retenu et les mères risquaient la pendaison. 

Celà se faisait chez un notaire ou un juge de Paix, très souvent loin de chez elles pour des raisons de discretion. 

Dans cet acte, elles y racontaient les circonstances “ de leur péché” en ajoutant parfois le noms de l’homme qui les avaient séduit. Ces déclarations sont toutefois à prendre à la légère car une femme pouvait très bien incriminé à mauvais titre un homme qu’elle savait capable de la dédommagé en essayant de le faire chanter. 

Ces documents sont généralement classés dans les archives notariales ou dans les séries B des Archives départementales.


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Deux jeunes femmes, l'une dans le sud-ouest l'autre dans le sud-est de la France, avec une passion commune : la généalogie ! Le nez dans les archives et les anciens journaux ! Sans oublier la tête plongée dans les livres d'Histoire en tout genre ! Curieuses et Sherlock sur les bords, nous voilà parties depuis quelques années sur l'histoire de nos ancêtres...

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Cet article a été écrit par Alexandra

"Telle est la génération des générations: une génération s'en va, une autre génération vient. Il en est des hommes comme des feuilles d'un arbre, feuilles de l'olivier, du laurier, ou de tout arbre qui conserve toujours son manteau de verdure. Ainsi la terre porte les hommes, comme un de ces arbres porte des feuilles; elle est couverte d'hommes dont les uns meurent, dont les autres naissent pour leur succéder. L'arbre a toujours sa robe éclatante de verdure; mais vois au-dessous combien de feuilles sèches tu foules aux pieds."
Saint-Augustin, Psaume 101

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